Lieu : Collège Octave Gréard (Paris)
Lieu : CRR de Paris — Auditorium Marcel Landowski
Partenaires : CRR de Paris et Collège Octave Gréard
Responsable pédagogique : Ann Vignal
Professeurs : Anne-Lise Gastaldi, Stéphanie Moraly, Florence Guignolet (Département Supérieur Jeunes Chanteurs)
Projet pédagogique :
Plusieurs jeunes musiciens (dont certains récemment admis au CNSMDP) travaillent les œuvres de Michel Petrossian et les présentent aux classes du collège lors de séances pédagogiques le 12 mai 2026 (4 présentations).
Concert de restitution — 14h45
Programme :
Concert — 19h (entrée libre)
Programme incluant musiques de film (Hans Zimmer, Nino Rota, Michel Petrossian) :
Entrée libre pour les deux concerts
Projection du film « En fanfare » de Emmanuel Courcol, suivie d'une rencontre avec le compositeur Michel Pétrossian. Dans le cadre du Festival Chants Libres porté par Musicatreize, la Fondation Bettencourt Schueller et le Conservatoire DPVa.
Lieu : Bargemon
Interprètes : Musicatreize
Direction : Roland Hayrabedian
Timkat, pour ensemble de trente musicien·ne·s
Composition : 2024
Commande de la Maison de la Musique Contemporaine pour les SuperPhoniques à l’intention de l’Ensemble intercontemporain
Éditeur : Éditions Musicales Artchipel
Durée : 13 minutes
Photos d'Ethiopie (copyright Frédérique Brulé)
Photos de la répétition avec l'Ensemble Intercontemporain à la Philharmonie, direction : Léo Margue
« Timkat » s’inspire d’une série de quatre séjours que Michel Petrossian a réalisés en Éthiopie. De 2016 à 2019, le compositeur a parcouru de grands sites culturels, participé à des fêtes ancestrales et rencontré plusieurs musicien·ne·s, artistes de rue traditionnel·le·s ou chantres professionnels appelés däbtärä. Il revient de ses voyages avec une vingtaine de brèves vidéos qui lui serviront de trame narrative « pour imaginer une fresque imprégnée de phénomènes sonores complexes observés alors », explique-t-il. À Bahar Dar, au bord du Lac Tana, la fête de Timkat (honorant le baptême du Christ et célébrée dans toute l’Éthiopie) a été comme l’aboutissement de son parcours.
La richesse de cette fête à son paroxysme a saisi le compositeur : « Toutes les processions dotées chacune d’une identité sonore et visuelle particulière, partant des quatre coins de la ville, convergent vers le lieu de rassemblement unique – immense bassin rempli d’eau qui sera déversée sur tous les participants, dans un mouvement cathartique comportant des scènes de grande liesse populaire et des phénomènes de transe ». Cette célébration qui allie survivance de rites tribaux et cérémonies chrétiennes, autour de l’eau comme symbole de vie, est une source d’inspiration prodigieuse pour le compositeur, que l’association entre modernité et traditions ancestrales enthousiasme : « Confronter deux univers qui semblent aux antipodes […] c’est créer une collision, promesse d’une dissonance cognitive qui suscite mon désir de compositeur ».
Cependant, la démarche de Michel Petrossian relève davantage d’un questionnement identitaire que d’une recherche superficielle d’effets pittoresques : « Il ne s’agirait en aucun cas d’une simple quête d’exotisme, d’illustration sonore ou des effets folklorisants quelconques. Plutôt d’un point de départ qui met en présence simultanément deux états du monde, dans l’espoir de produire un sens nouveau, un univers sonore différent ».
"En fanfare" d'Emmanuel Courcol, Sélection officielle Festival de Cannes, Cannes Première
Avec Benjamin Lavernhe, de la Comédie Française
Pierre Lottin
Sarah Suco
Production : Agat Film, Marc Bordure
Musique originale: Michel Petrossian
Projection officielle à Cannes : 19 mai à 19h
"Venus de Lespugue" pour alto seul.
Commande de l'Ensemble Calliopée.
Création mondiale : Karine Lethiec.
Editions Musicales Artchipel
18 mai 2024 à 21h au Musée de l'Homme, dans le cadre de la Nuit des Musées
« Vénus de Lespugue » s’inspire d’une statuette éponyme de 15 centimètres en os de mammouth, trouvée en 1922 dans une grotte en Haute-Garonne et âgée de 29.000 ans. C’est l’un des objets les plus fascinants de la Préhistoire, emblème du Musée de l’Homme où elle est exposée.
A l’évidence de sa beauté se superpose l’ambiguïté de sa figure multiple, la pluralité des angles de vue offrant plusieurs interprétations : une seule femme ou deux, l’une accouchant de l’autre, ou encore figurine féminine et attribut phallique, pour évoquer la complétude de la fertilité. Quelle qu’en soit la lecture, il semblerait qu’une fonction rituelle lui soit associée, qui célèbre la vie dans son recommencement et dans sa continuité.
J’ai voulu être aussi près de l’objet de mon inspiration que possible – afin de m’envoler aussi loin qu’elle nous porte.
J’ai oscillé entre la quête métaphysique et l’émerveillement esthétique, la transposition en musique des proportions de la sculpture et le naturalisme très direct.
Ainsi, l’œuvre commence par un mouvement qui rappelle l’histoire de sa découverte.
Les frottements bruités de l’archet en diagonale évoquent les frottements au sol lors des fouilles, et le son percussif produit en même temps par la main gauche rappelle les coups de pioche qui découvrent cette Vénus tout en la défigurant (au nombre de neuf, ils font référence aux neuf morceaux disloqués de la statuette lors de la découverte).
Pour tenter un déchiffrement poétique, je me suis approprié l’idiome de l’alto, voulant faire une œuvre-monde qui décline l’instrument sous tous ses avatars, mais guidé par ce qui m’apparaît comme son essence même – le chant intérieur.
Ce chant se compose de sons purs ou de bruits complexes, de fragments de mélodie ou de rythmes stridents. Obnubilé par la figure du cercle qui commande toutes les proportions structurantes de l’objet, j’utilise les cordes de l’instrument ou bien le bois – notamment dans des bariolages qui incorporent non seulement les cordes, mais aussi les éclisses, comme pour évoquer les attributs féminins hypertrophiés de cette Vénus qui sont en partie manquantes.
Un jeu des sons harmoniques détimbrés est un écho possible à des flûtes primitives que l’on faisait résonner à son époque – ils nous sortent de cet artifice limitatif qu’est le tempérament égal.
Un chant archaïque qui est en même temps une danse structure la deuxième partie de l’œuvre et demande à l’altiste une agilité particulière, par l’effet accumulatif de la multiplication des voix- hommage à la pluralité des lectures, avant que les éléments déjà entendus ne reviennent, sous forme plus concentrée et elliptique.
Ma « Vénus de Lespugue » est avant tout un hommage à l’extraordinaire longévité de l’objet et la permanence de sa beauté à travers les siècles. Permutant les fonctions du temps et de l’espace, j’ai voulu verticaliser cette durée vertigineuse et répondre en écho au silence des millénaires, car si Vénus de Lespugue a été contemporaine de tous les événements de l’histoire que nous connaissons, elle a vécu au double les périodes dont nous ignorons tout.
Cinq étoiles dans Classical Music (BBC Music Magazine) et revue par Michael Church, l'un des principaux critiques musicaux britanniques (The Times, The Independent, The Telegraph, The Guardian).
https://www.classical-music.com/reviews/concerto/armenian-cello-concertos/
Alexander Chaushian, violoncelle,
Armenian National Philharmonic Orchestra
Eduard Topchjan, direction
Création mondiale du concerto pour violoncelle et orchestre 8.4
Le CD sur le label BIS Records
https://bisrecords.lnk.to/2648
Le CD chez Naxos
https://naxosdirect.co.uk/items/armenian-cello-concertos-602069
Recension du CD dans la presse luxembourgeoise (en allemand)
https://www.pizzicato.lu/alexander-chaushian-spielt-armenische-cellokonzerte/
Le CD sur Spotify
https://open.spotify.com/album/33sTkEd31Tw6GcbxLaEjmR?si=yryoj97BRsmLG4NeUcbmHg
Emission de Katharina Hirshmann consacrée au CD sur ORF (Österreichischer Rundfunk), la Radio Autrichienne
https://oe1.orf.at/programm/20230502/718748/Cellokonzerte-auf-Armenisch
Emission d'Arnaud Merlin sur France Musique (à partir de 1h49min10 sec)
Article sur la parution du CD dans la presse arménienne
https://hy.armradio.am/archives/491580